à
Avignon au Petit Louvre, dans la salle Van Gogh
23, rue Saint-Agricol
du 8 au 31 juillet à 12h 25.
Réservations : 04 32 76 02 79
jeu &
mise en scène Katia Redier & Anne Veyry
mandoline Jean-Paul Bazin
guitare Gérard Rebours
création lumières Rémi Godfroy
production Cie Baba Yaga - Ensemble Gabriele Leone
La première est toute en longueur, un "élégant
spaghetti". La seconde est plus rebondie, avec "un
certain répondant". Deux croquis, deux visions de
cette "moitié du monde" qu’Anne Sylvestre
sait si bien faire parler de sa plume incisive et sensible,
jamais complaisante. Mères, filles, soeurs, amoureuses,
rivales : "Nous sommes de celles" conjugue le féminin
à tous les temps et débusque la femme dans tous
ses états.
"Une économie de moyens réjouissante, et pourtant
une folle diversité, pleine de finesse, dans l'évocation
des personnages et des situations."
Anne Sylvestre - à propos de "Nous Sommes de Celles"
«
C’est fin, simple, léger et touchant. »
France Inter
«
La magie opère. » La Marseillaise
«
Un petit bonheur ! » Pariscope
«
Un spectacle allègre et sensible qui restitue parfaitement
l’univers d’Anne Sylvestre. » La Croix
«
Un hymne à l’identité féminine,
une ode à la liberté » Rue du Théâtre
«
Des textes d’une telle qualité, ça ne
se rencontre pas à n’importe quel coin de scène.
» Théâtrauteurs
«
On dirait parfois deux petites filles gourmandes, qui croquent
dans les mots et les personnages avec délice, ravies,
et impatientes d’ouvrir leur malle au trésor
où sommeillent, bien alignés, tous ces costumes
de femmes qu’Anne Sylvestre a tissés au fil de
ses mélodies.» Les Trois Coups
Parfois,
les chansons trouvent une force et un sens neufs en se dépouillant
du chant. Dans Nous sommes de celles, spectacle actuellement
à l'affiche de l'Akteon Théâtre, deux comédiennes
disent les chansons d'Anne Sylvestre. Il y a énormément
de texte dans les oeuvres de cette héritière de
Georges Brassens, une langue diablement habile et des tournures
souvent virtuoses, et on pourrait s'attendre à un exercice
de déclamation poétique.
Mais Katia Redier et Anne Veyry ont choisi un jeu très
théâtral, très vif, très varié,
pour aller de chanson en chanson, de portrait en portrait, d'humeur
en humeur dans les textes d'Anne Sylvestre. Commençant
par C'est la faute à Eve dit en duo, elles osent une
belle bouffonnerie sur Les Blondes, installent Plate prière
dans le métro, délirent sur Ça va m'faire
drôle, prennent congé en murmurant Une sorcière
comme les autres... Une vingtaine de chansons portées
au théâtre, accompagnées des deux musiciens
de l'ensemble Gabriele Leone qui jouent à la guitare
et à la mandoline des airs de la Renaissance, des valses
italiennes, des gigues de jardinet. Très loin de la chanson
et de ses airs, une véritable musique de théâtre,
aux grâces savantes et aux ironies pointilleuses.
Toutes ces chansons bien connues trouvent des gravités,
des sourires, des cruautés, des tendresses inattendues,
sans que jamais on ait le sentiment qu'elles soient sollicitées
de manière arbitraire. Commentaire d'Anne Sylvestre,
après avoir vu Nous sommes de celles : « J'ai même
trouvé de nouvelles pistes dans mes chansons. »